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23 juillet 2007 1 23 /07 /juillet /2007 11:23

Il ne se passait pas grand'chose ces derniers temps sur le front de la BnUE (bibliothèque numérique européenne). Signalons simplement que le Parlement Européen a ratifié lundi dernier 16 juillet un projet de rapport sur la BnUE, rédigé par Mme Marie-Hélène Descamps, députée européenne (groupe français PPE/UMP), nommée en mission en octobre dernier sur le sujet. Lire le communiqué de presse sur le site du Parlement européen (en français).

Le site "Toute l'Europe" nous donne une version du 7 juin (projet - PDF 8 Pages) de ce rapport. Je ne l'ai pas trouvé sur le site du Parlement ou de la Commission. Ce rapport se compose de 17 considérants, et de 27 préconisations, ce qui est beaucoup!...


Concernant les considérants, on ne peut qu'être d'accord sur ces bonnes intentions ; je relève le considérant E, qui me paraît nouveau dans le discours officiel:
E- considérant en effet que l'internet est devenu pour un grand nombre de citoyens, en particulier pour les jeunes, l'un des principaux moyens à la connaissance et aux savoirs,

Concernant les préconisations, on a du mal à voir les priorités parmi les 27 préconisations. On relèvera :
- n° 1: "la mise en place par étapes d'une BnUE".
- n° 5 : "la BnUE assure la coordination de l'accès aux oeuvres numérisées". Qu'entend-on par ce terme?
- n° 11 : possibilité de faire appel aux financements privés (pas un mot des moteurs de recherche, toutefois).
- n° 19 : extension par la suite aux oeuvres sous droits, en accord avec les éditeurs et les libraires.
- n° 26 : "encourage la promotion, la visibilité et l'accès de la BnUE, par une communication étendue à tous les niveaux et par la création d'un logo permettant de l'identifier". Ce dernier point me paraît aussi un élément nouveau.

Enfin, l'exposé des motifs (situé à la fin) nous explique le mécanisme européen, ce qui n'est pas superflu:
- le 24 août 2006, la Commission européenne a appelé les Etats-membres à coordonner leurs efforts, etc.(le premier post sur ce blog)
- le 13 novembre 2006, c'est au tour du Conseil Européen.
- le 16 juillet 2007 donc, avec ce rapport, "Il appartient au Parlement européen d'envoyer un signal fort pour la réalisation de ce projet".

 

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14 juin 2007 4 14 /06 /juin /2007 22:45

Une information intéressante, l'INSA de Lyon (Institut National des Sciences appliquées), école d'ingénieurs, a annoncé en mai un partenariat avec la région de Tombouctou (Mali) pour la numérisation des 200 000 "manuscrits de Tombouctou", témoins de la grandeur de la ville entre le XIV° et le XIX° siècle. La Région Rhône-Alpes apporte son soutien à l'opération pour 100 000 euros (source VoxPopuli).

L'équipe de recherche concernée par la numérisation est le LIRIS, laboratoire de l'INSA, unité mixte de recherche entre cinq (!) établissements (INSA, CNRS, Ecole centrale de Lyon, Université Lyon I, Université Lyon II). Les prestataires de numérisation seront Arkhenum sur scanner i2s. Ce programme de numérisation (souhaitons qu'il aboutisse à une bibliothèque numérique en ligne) est accompagné d'un programme de recherche autour de ces manuscrits par l'ENS-LSH Lyon (Ecole normale supérieure).

Pour en savoir plus, Le Monde Informatique 13 juin, ou dossier de presse complet INSA 15 mai 2007 (PDF 14 pages).

 

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16 mai 2007 3 16 /05 /mai /2007 07:29

La Bibliothèque cantonale et universitaire de Lausanne (canton de Vaud) est la première bibliothèque francophone à rejoindre le programme Google. Dans un article du "Temps", son directeur H. Villard indique:

«Le partenariat avec Google s'annonce autrement plus sérieux que le projet européen» «De plus, notre démarche est une conséquence logique de la situation: la Suisse ne verse pas un centime pour numériser son patrimoine. Nous sommes donc contraints à chercher des solutions économiquement avantageuses si nous ne voulons pas manquer une étape décisive.»
«On a beaucoup diabolisé Google, et à tort»

[Voir aussi l'article sur le site de France 2]

[Voir aussi l'article de l'Express, avec une vidéo Youtube d'interview de H. Villard]

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11 mai 2007 5 11 /05 /mai /2007 11:31

J'ai mis en ligne sur HAL-SHS (Archives ouvertes du CNRS) un article que j'ai écrit à la demande de la revue "Annales des Mines" (numéro de mai 2007 consacré au partage des savoirs scientifiques, disponible aux Editions Eska).

Dans la première partie, je reviens sur mes expériences de création du portail science.gouv.fr, de pilotage du projet "Bibliothèque numérique européenne", puis de lancement d'autres projets de numérisation (projet NUMIX, pdf). Dans la deuxième partie, je m'interroge sur une "culture générale scientifique", et sur la place des sciences exactes dans notre société.

Je serais heureux de vos commentaires éventuels à propos de cet article. Lire l'article (HAL-SHS).

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30 avril 2007 1 30 /04 /avril /2007 09:45
J’avais suivi par un post précédent l’avancement du projet WdL (World Digital Library) de la Library of Congress américaine. Le 10 avril 2007, un accord a été signé par la LoC avec la fameuse bibliothèque d’Alexandrie : communiqué sur le site LoC, sur le site Alexandrina. Le communiqué de la LoC insiste de nouveau, comme le faisait J. Billington dans son discours fondateur, sur l’accès au patrimoine non anglo-saxon et non occidental.
Cette signature fait suite à un premier accord signé le 21 mai 2006 (communiqué sur le site de l’Alexandrina). La WdL, qui a par ailleurs un site Internet à http://www.worlddigitallibrary.org/  détaille dans une de ses pages cette coopération qui visiblement a avancé depuis novembre 2006, date à laquelle un centre de numérisation, sans doute offert par la LoC, a été installé à l’Alexandrina. Des équipes de la LoC forment les utilisateurs de l’Alexandrina à cette machine à numériser.
 
Presse au sujet de l’accord du 10 avril 2007 : L’Orient Le Jour (Beyrouth)
 
Mon commentaire : L’Egypte était et reste un haut lieu de la culture francohone en Afrique et dans le monde arabe. J.J. Jeanneney, ancien président de la BnF, est d’ailleurs administrateur de l’Alexandrina. Quels sont les trésors francophones de l’Alexandrina qui pourraient être intégrés dès que possible dans un bibliothèque numérique francophone ?

Rajoût  du  18 octobre 2007,  article du Monde "Le prototype de Bibliothèque Mondiale présenté à l'Unesco"
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9 avril 2007 1 09 /04 /avril /2007 19:47

 Dans le cadre de mes activités SABIX, j'ai pu constater que le programme Google Book Search (GBS) progresse dans la numérisation du patrimoine scientifique francophone. Faisant une recherche avancée polytechnique sur GBS, je trouve un certain nombre de résultats, dont le fameux Journal de l'Ecole polytechnique (revue scientifique de référence avant les Comptes-rendus de l'Académie des Sciences créées par Arago en 1835), numérisé en mode texte et image. Les documents proviennent soit de New York Public Library, soit de Stanford Library (cf. sur l'image ci-contre le filigrane). Une preuve de plus, si besoin était, que notre patrimoine francophone est présent dans les grandes bibliothèques américaines, et qu'il fait partie du programme de numérisation GBS (bibliothèques).

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9 avril 2007 1 09 /04 /avril /2007 13:08
Suite à mon post précédent concernant Europeana, j’ai été amené à regarder un certain nombre de blogs, et ai retenu les URLs suivantes :
Au hasard de ces derniers posts, même si je ne partage pas toujours le ton qui les anime, je retrouve un certain nombre de questions que je me pose. Au moment où les " porteurs " du giga-projet s’en vont (MM. Chirac et Jeanneney), et – pourquoi ne pas l’espérer ? – pour éclairer leurs successeurs, reprenons-en quelques-unes ci-dessous :

  1. 1) Comment peut-on à la fois voir se développer une " contribution française à la bibliothèque numérique européenne " (Europeana) et le projet de bibliothèque numérique européenne validé par l’Union Européenne (développement de The European Library, cf. mon post précédent) ?
    Il y a en effet fort à parier, comme on peut le lire dans ces billets, que : Europeana s’oriente doucement et sûrement vers un Gallica V2 (qui était absolument nécessaire, ne serait-ce que pour le mode texte)…et The European Library sera la BnUE, mais quand, et comment ?

  2. 2) pourquoi continue-t-on à lire que Google exige l’exclusivité d’une bibliothèque avec laquelle il signe ?
    Le post d'O. Morin nous ramène au texte du contrat Google/ U of Michigan. Sous réserve d'interprétation erronnée de ma part, ce texte signifie qu’un ouvrage de bibliothèque numérisé par Google pourra être mis en ligne sur le site de la bibliothèque elle-même, mais ne pourra pas être vu dans le service MSN Book Search.
  3. A ce propos je pose une question à laquelle je n’ai toujours pas la réponse : le moteur simple MSN (pas MSN Book Search) pourra-t-il indexer les contenus numérisés par Google et Stanford Library par exemple ? autrement dit un internaute utilisant MSN peut-il accéder aux livres Google/ Stanford ? (ou un internaute utilisant Google peut-il accéder aux livres MSN/ Bristish Library ?)

  4. 3) Dans l’interview de la directrice générale de la BnF je lis : " l’adhésion à un système, celui de Google, de la part de ces bibliothèques, qui comprend, comporte intrinsèquement l’accès aux documents en fonction d’un ordre régi par des critères de rentabilité commerciale ". Autant ce débat sur le page ranking peut se justifier à propos du moteur Google, autant je ne comprends pas ce débat à propos de Google Book Search…Par exmple je fais une recherche " polytechnique " sur Google Book Search, j’obtiens des résultats, mais je ne vois pas quel type de " page ranking commercial " Google pourrait faire sur des livres patrimoniaux. Quelqu’un peut-il m’éclairer ?

N'hésitez pas à metre vos interprétations et réponses éventuelles, notamment sur les points 2) et 3). 

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25 mars 2007 7 25 /03 /mars /2007 14:25

J’ai regardé le site Europeana de la BnF, présenté à J. Chirac mercredi 21 mars. Ce n’est pas (encore ?) une bibliothèque numérique européenne : les documents non BnF qui y figurent, venant des bibliothèques nationales de Hongrie ou du Portugal, sont certes intégrés au moteur de recherche, mais restent visibles dans leur site d’origine.

 
C’est en revanche une évolution intéressante de Gallica, avec une interface utilisateur beaucoup plus moderne et conviviale. Bien évidemment tous les documents sont (aussi) en mode texte, à la différence de Gallica.
 
Moteur de recherche
  • > Recherche " Fermat " dans le moteur de recherche : apparaît en premier le résultat où Fermat figure dans le titre de l’ouvrage (ce qui est bien) ; dans les autres résultats, le terme recherché est dans le corps du document, et le moteur nous envoie vers la première page du document (et non vers la page d’occurrence " Fermat ", ce qui serait mieux).
  • > Le cartouche sur la gauche " Affiner la recherche " est bien fait, il permet de sélectionner, parmi les 144 occurrences de Fermat, les ouvrages par date (siècle) ou par auteur, etc.
Téléchargement 
  • > Comme l’indique la brochure, en un clic, il est possible de télécharger le document consulté.
  • > Cartouche orange Utiliser, cliquer sur la disquette d’enregistrement, le document complet est téléchargé en PDF. C’est le document PDF image (non cherchable plein texte) de Gallica.
Mode texte/ mode image
  • > Le mode texte semble comporter des erreurs assez importantes d’OCR (ex. recherche Fermat, premier document Brassinne 1853, en mode texte la page de garde, la page suivante, comportent des erreurs importantes). Ces re-numérisations en mode texte sont-elles issues des marchés passés par la BnF à partir d’octobre 2006, ou sont-ce des re-numérisations expérimentales ?
  • > Rappel : en tout état de cause le mode texte, même avec des erreurs, reste indispensable pour la recherche des termes dans les documents, et leur indexation par les moteurs de recherche.
  • > Le mode texte, proposé en affichage pour les " déficients visuels ", n’est pas téléchargeable.
 Pour en savoir plus, revue de presse sur Internet à propos de cette maquette :

 Dernière minute le 29 mars: M. Bruno Racine, conseiller à la Cour des Comptes, actuel directeur du Centre Georges Pompidou, a été nommé président de la BnF en remplacement de M. Jean-Noël Jeanneney.

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8 mars 2007 4 08 /03 /mars /2007 23:29

L'actualité "Bibliothèques numériques" se calme, c'est dommage...mais Google semble continuer à engranger les partenariats en Europe, après l'Espagne (mon post du 14 janvier), c'est une grosse bibliothèque allemande, celle de Bavière, qui signe pour un million de livres avec Google. Et en Allemagne, pays dont l'unité fut récente, ce sont les bibliothèques des Länder importants , et non la Bibliothèque nationale, qui contiennent le plus de documents.

Extrait de la news Netéconomie: Après le Royaume-Uni et l'Espagne, l'Allemagne est le troisième pays européen, le second non-anglophone, a rejoindre le projet de bibliothèque numérique lancé fin 2004 par Google. La société Internet américaine et la Bibliothèque d'Etat de Bavière vont numériser et mettre en ligne plus d'un million de livres du domaine public, de Goethe à Schiller. «Nous ouvrons notre bibliothèque au monde entier pour remplir notre véritable mission - la découverte des livres et de la connaissance en franchissant le seuil décisif de l'ère numérique. Ce travail passionnant va permettre aux lecteurs du monde entier, à leur gré, où qu'ils se trouvent, de découvrir et de bénéficier en ligne de la riche tradition littéraire allemande », a souligné Rolf Griebel, directeur de la Bibliothèque d'Etat de Bavière, dans un communiqué daté du 6 mars 2007.

Lire aussi le communiqué de la Bayerische Staatsbibliothek (accord passé sous l'égide et en présence du Ministre de la Culture de l'Etat de bavière).

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13 février 2007 2 13 /02 /février /2007 14:52
J’ai peu entretenu cette rubrique " diffusion de la culture scientifique ", car il est parfois malaisé de faire de la vulgarisation (cf. mon blog de sciences) et d’en parler en même temps. J’ai cependant assisté hier, en partie, à un colloque " Sciences et Société en mutation " organisé au plus haut niveau du CNRS (voir page et podcast). J’en retirerai deux expériences intéressantes données par des orateurs du colloque.

La première concerne un jumelage effectif entre un chercheur, un membre de l’académie des sciences, un parlementaire (député ou sénateur) : sous le parrainage de l’académie des sciences (Mme. Dominique Meyer), cette opération, inspirée d’une opération analogue au Royaume-Uni a effectivement débuté en octobre 2005 et se traduit par plusieurs jours passés en trinôme, dans le laboratoire du chercheur comme en accompagnement du parlementaire (dans son Assemblée ou dans sa circonscription).

La deuxième expérience est allemande, il s’agit de la Kinder-Uni (Université des enfants) à l’université de Tübingen ; ce programme mené depuis 2002 fait venir huit fois dans l’année à l’université de Tübingen de 500 à 1000 enfants à chaque séance pour des conférences scientifiques dans un amphithéâtre. Le programme a été transposé, sous des formes diverses, dans 100 université et instituts universitaires en Allemagne.
 
On trouvera par ailleurs, à l’appui de ce colloque du CNRS, une intéressante étude d’une dizaine de pages effectuée par Pablo Jensen, physicien au CNRS, sur les pratiques de vulgarisation des chercheurs du CNRS (sous forme d’analyse statistique).
 
Complément du 25 mars (via blog Enro): on peut trouver en ligne sur le site de CanalU l'ensemble des interventions de cet intéressant colloque, URL.
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Présentation

  • : Humanités numériques, édition scientifique, diffusion numérique de la connaissance, Enseignement supérieur et recherche (auteur Alexandre Moatti) = ISSN 2554-1137
  • : Discussions sur le projet de Bibliothèque numérique européenne, sur les bibliothèques numériques en général; sur l'édition scientifique papier & en ligne.
  • Contact

Avant-propos

Ce blog est créé à la rentrée scolaire 2006 pour suivre les sujets suivants:
# Bibliothèque numérique européenne (BNUE), et bibliothèques numériques en général.
# Edition et revues scientifiques.
# Culture scientifique.

Alexandre Moatti
 
Secrétaire général du comité de pilotage BNUE août 2005- août 2006
 



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Livre 'Au Pays de Numérix' (2015)

 

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