Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
4 février 2007 7 04 /02 /février /2007 13:08

Le portail de l’Internet scientifique www.science.gouv.fr ouvre une nouvelle rubrique consacrée aux bibliothèques numériques scientifiques (cliquez dans la colonne de gauche). Le principe adopté est de recenser les bibliothèques numériques exclusivement consacrées à la science. L’idée est de faire connaître ainsi aux 140 000 visiteurs/mois de science.gouv.fr (soit un peu moins de 5 000 visiteurs/jour) les efforts de numérisation et de mise en ligne du patrimoine scientifique – souvent mal connus – faits par les instituts culturels, bibliothèques universitaires, équipes universitaires ou de recherche,…Dans ce dernier cas (équipes), il s’agit parfois d’initiatives non institutionnelles, d’un ou plusieurs chercheurs ou chargés de cours mettant en ligne des ressources scientifiques patrimoniales sur lesquelles il travaille.

La valorisation (on pourrait aussi dire la vulgarisation) en faveur d’un public ciblé a priori intéressé à la science, de ces initiatives décentralisées, s’inscrit dans le mouvement croissant d’un Internet " vernaculaire ", centré sur des communautés d’intérêt, à distinguer de projets plus centralisés comme celui de " Très Grande Bibliothèque numérique ". N’hésitez pas à nous faire connaître ici, en commentaires, votre avis sur cette initiative, ou toute bibliothèque numérique scientifique que vous souhaiteriez faire inscrire.

(certaines bibliothèques déjà répertoriées dans ce blog, comme Flaubert- Unversité de Rouen ou Euler - Université de Strasbourg dont partie du premier recensement du portail science.gouv.fr)

Partager cet article
Repost0
20 janvier 2007 6 20 /01 /janvier /2007 11:17

J’ai participé à une partie de la conférence consacrée à HAL-SHS (archives ouvertes en sciences humaines et sociales) jeudi 18 janvier à l'EHESS (voir aussi site de dépôt HAL-SHS). Visiblement le débat reste ouvert, certains chercheurs en SHS semblant plus réticents que leurs collègues de sciences exactes sur l’intérêt des archives ouvertes, leurs interrogations portant principalement sur la qualité des " pré-print " par rapport aux articles effectivement publiés dans une revue (internet ou papier).

En ce qui me concerne, intéressé au sujet et auteur sur HAL-SHS, je retiens quelques idées simples de la conférence de Daniel Charnay, directeur d’unité HAL au CNRS :

1) l’adresse Internet permanente donnée par HAL-SHS permettant la citation permanente dans des articles (il semblerait que les liens vers d’autres articles, comme ceux des revues Internet, ont tendance à disparaître, le chiffre de 15% de liens inactifs après un an est cité).
2) la notion d’horodatage certain du dépôt.
3) et surtout, la notion de dépôt sans retrait possible, que je n’avais pas perçue à l’origine.

Ce dernier point est important : il n’y pas d’utilisation frauduleuse possible, on ne peut modifier a posteriori un article en changeant les hypothèses, etc. En revanche, la possibilité de mettre des versions successives existe (je suppose que ces versions sont référencées sur la même page de HAL). Non seulement le chercheur peut mettre plusieurs versions successives, mais – peut-être n’a-t-il pas été suffisamment insisté là-dessus –, il le doit, ardente obligation vis-à-vis de ses collègues. Ceci serait d’ailleurs un élément de réponse aux objections soulevées en introduction.

(voir aussi mon post antérieur sur l’inauguration HAL du 11 octobre à l’Académie des Sciences)

Partager cet article
Repost0
14 janvier 2007 7 14 /01 /janvier /2007 16:37

Comme le Figaro du jeudi 11 janvier (sous la plume de Marie-Laetitia Bonavita) nous l'apprend, "Google signe un accord avec cinq bibliothèque catalanes".

Nous avons pu retrouver le communiqué originel (en catalan) sur le site de la Bibliothèque nationale de Catalogne, à Barcelone. Avec quatre autres bibliothèques catalanes de Barcelone, de moindre envergure, il s'agit de numériser quelques centaines de milliers de livres dans le cadre du projet "Google Library", afin que les contenus soient indexés dans Google Book Search (et non de centaines de milliards (sic) d'oeuvres comme l'écrit Le Figaro- toujours cette course aux grands nombres qui se fait au détriment du bon sens et parfois de l'efficacité).

C'est ainsi la deuxième bibliothèque hispanophone de grande envergure, après la Complutense de l'Université de Madrid (notre post de fin septembre 2006) à s'allier à Google.

Pour plus de clarté, nous signalerons que c'est une troisième bibliothèque, la Biblioteca nacional de España à Madrid (site) qui elle est engagée dans le projet BnUE- Europeana- EDL (European Digital Library)- The European Library.

La langue espagnole et la langue française sont sans doute les deux langues qui ont le plus besoin d'être présentes au niveau mondial sur Internet, et leurs patrimoines mis en valeur. La stratégie et la façon dont nos voisins espagnols avancent (rapidement) ne peut manquer de nous interpeller.

Rajoût du 12 février 2007: Comme nous n'avons pas l'intention d'ouvrir un post à chaque fois que Google annonce un partenariat dans son programme Google Library, nous mentionnons ici que depuis l'annonce ci-dessus, l'Université du Texas et l'Université de Pinceton ont rejoint le projet Google (cf. communiqué Princeton pour 1 million de livres sur six ans).

Partager cet article
Repost0
10 janvier 2007 3 10 /01 /janvier /2007 10:27

Suite à une lettre de Philippe Gautrot au courrier des lecteurs du journal Le Monde (nous n'avons pu en retrouver la date car visiblement les archives du journal ne comprennent pas le courrier des lecteurs), nous avons investigué le site suivant, pages historiques de l'Astrophysic Data Systems, unité documentaire de la NASA hébergée par l'université de Harvard, qui comprend par ailleurs les articles scientifiques les plus actuels en astrophysique.

Comme le souligne Ph. Gautrot, on trouve plusieurs publications francophones importantes d'astronomie du XIX° ou du XX° siècle (numérisation mode image faites à partir de microfilms de l'université Harvard):

  • Annales de l'Observatoire astronomique de Tokyo (oui, en français à l'époque!), 1899 à 1910 environ.
  • Annales de l'Observatoire de Paris
  • Annales de l'Observatoire royal de Belgique
  • Annales de l'Observatoire de Rio de Janeiro (en français aussi...)
  • Bulletin astronomique de l'Observatoire de Paris (de 1920 à 1950)
  • Observations astronomiques faites à l'Observatoire royal de Paris (1825).

Partager cet article
Repost0
30 décembre 2006 6 30 /12 /décembre /2006 15:03

La Bibliothèque nationale du Luxembourg (BnL) a annoncé diverses initiatives numériques (article du Tageblatt du 7 décembre accessible après inscription); nous sommes allés voir les différents portails pour les décrire pour vous ici.

Le premier www.portail.bnu.lu est un méta-portail donnant accès à huit portails de revues scientifiques: par exemple les portails JSTOR, ScienceDirect d'Elsevier, Springer...S'agissant d'abonnements payants pris par la BnL auprès des grands groupes d'édition scientifique, on ne peut accéder à la plupart d'entre eux que losrqu'on est dans les locaux de la BnL, mais aussi en rentrant son numéro de carte de lecteur BnL (d'où la mise sur Internet du portail, car sinon cela n'aurait aucun intérêt). Cette possibilité est à ma connaissance unique en Europe, et je ne crois pas qu'une telle possibilité existe en France. Dommage que nous n'ayons pas de carte de lecteur de la BnL! Ce portail relève donc plus de l'édition scientifique (notre rubrique) que des bibliothèques numériques pour tous.

Le deuxième www.luxemburgensia.bnu.lu correspond, lui, à une première esquisse de bibliothèque numérique, avec trois types de documents:

1) livres imprimés (ce qui a été numérisé n'a pour l'instant pas grand intérêt)

2) cartes postales anciennes du Luxembourg. A signaler que la collection numérique de cartes postales est présentée en basse résolution, images non cliquables. Pour y accéder, il faut être sur un ordinateur dans le site physique de la BnL. C'est à ma connaissance la première restriction sur un contenu destiné à rejoindre la BnUE.

3) journaux luxembourgeois, un certain nombre d'années du XIX° et du XX° siècle, en français comme en allemand, la collection paraît intéressante (cf. illustration).

Le Luxembourg fait partie des 9 pays non encore intégrés à The European Library, qui seront intégrés dans le cadre du projet EDL (ces jargons européens ne sont pas toujours faciles à comprendre).

Partager cet article
Repost0
26 décembre 2006 2 26 /12 /décembre /2006 10:51

Les Echos du 26 décembre sous la plume de Nathalie Silbert:

Les Allemands se retirent du projet Quaero

[ 26/12/06 ]

Le partenariat noué entre les industriels français et allemands autour du projet de moteur de recherche Quaero a fait long feu. La semaine dernière, lors du sommet national de Potsdam sur les technologies de l'information, le secrétaire d'Etat allemand à l'Economie, Hartmut Schauerte a officialisé le retrait des industriels allemands qui devaient participer au projet, parmi lesquels notamment le géant de médias Bertelsmann. Ces derniers ont en effet décidé de monter leur propre programme baptisé Theseus. Outre Empolis GmbH, une filiale de Bertelsmann AG, il mobilisera plusieurs géants allemands, dont Siemens, SAP et la Fraunhofer Gesellschaft. « Le projet Quaero continue et certains laboratoires allemands restent partenaires du programme », soulignait vendredi un porte-parole de l'Agence de l'innovation industrielle qui doit financer 50 % de la recherche et développement de Quaero.

Des différences d'approche seraient à l'origine du divorce entre les industriels. Avec Quaero, les industriels français menés par le groupe Thomson, souhaitent développer un moteur de recherche grand public et multimédia. Les Allemands, en revanche, souhaitent développer avec Theseus une approche plus professionnelle avec une gestion de la connaissance sémantique, c'est-à-dire capable de faire des recherches « intelligentes » basées sur le sens des mots.

« En réalité, il n'y a pas rupture puisque le projet n'avait pas encore été approuvé par Bruxelles. Simplement désormais il y a deux programmes au lieu d'un et en réalité ils sont complémentaires », relativisait vendredi l'AII.

Une coloration hexagonale

Alors qu'il devait être le fruit d'une coopération franco-allemande, le projet Quaero (« je cherche » en latin) qui a été doté d'un budget de 250 millions d'euros sur cinq ans, va toutefois prendre une coloration nettement plus hexagonale. Aux côtés du groupe Thomson, chef de file du programme, le moteur de recherche français Exalead, Jouve, LTU et VecsyChef participent à ce programme, annoncé en 2005 par Jacques Chirac pour concurrencer le moteur de recherche américain Google.

Partager cet article
Repost0
24 décembre 2006 7 24 /12 /décembre /2006 14:23

A l'occasion du tricentenaire de la naissance du grand mathématicien suisse Euler (1707-1783), l'Université de Strasbourg a numérisé et mis en ligne en mode image (photos des pages) une dizaine d'ouvrages anciens de ce mathématicien; voir la liste et accéder.

 

 

Partager cet article
Repost0
24 décembre 2006 7 24 /12 /décembre /2006 11:13

L'Université de Rouen, honorant les grands écrivains normands (Flaubert, Maupassant), a numérisé et mis en ligne les manuscrits de Flaubert, où l'on voit le fameux travail d'une grande méticulosité de l'écrivain sur son oeuvre. Voir le chapitre 6 de Madame Bovary.

Je pense qu'il s'agit plus d'une édition scientifique de manuscrits qu'une bibliothèque numérique (c'est pourquoi je mets ce billet dans la catégorie "édition scientifique"); en effet ce site et ce remarquable travail me paraissent plus orientés vers une utilisation par des chercheurs, même si cela peut intéresser le grand public de passer y faire un tour.

 

Partager cet article
Repost0
20 décembre 2006 3 20 /12 /décembre /2006 12:13
(entretiens des 7 & 8 décembre de la BnF sur le thème « Numérique et bibliothèques : le second choc » , voir programme)
 
Jean-Noël Jeanneney, président de la BnF, a annoncé en introduction que son établissement bénéficierait de 10M€ et de 12 emplois budgétaires supplémentaires en 2007 pour le projet BnUE.
 
Pour l’aspect numérisation, il annonce que Gallica sera proposé en quasi-totalité en mode texte début 2007 ; par ailleurs il y aura numérisation de 30 000 ouvrages nouveaux en 2006 et de 100 000 ouvrages nouveaux en 2007.
Une maquette du projet baptisé Europeana est visible (voir démonstrateur http://maquette.bnf.fr/labs/scenario/Europeana.html  NdA: vous pouvez nous faire part en commentaires ci-dessous de vos réaction sur ce démonstrateur) ; J.N. Jeanneney indiquant que cela n’entre pas en concurrence avec le site The European Library (www.theeuropeanlibrary.org) de la CENL, support de la future bibliothèque numérique européenne choisi par la Commission Européenne.
 
Le représentant de la Commision Européenne (Horst Forster) a redonné les chiffres déjà publiés en mars, 2 millions d’objets digitaux (livres au départ, mais aussi archives, images fixes et animées) en 2008, et 6 millions d’objets en 2010.
 
Jill Cousins, directrice, Bureau de La Bibliothèque européenne (La Haye, Pays-Bas), donne quelques informations nouvelles sur The European Library : le projet regroupe 23 bibliothèques nationales fin 2006, en regroupera 32 fin 2007 ; il collecte déjà 2 millions d’objets numérisés (NdA : donc a priori l’objectif de la Commission Européenne pour 2008 est déjà atteint) et attire 100 000 visiteurs/mois.
Elle rappelle les projets en cours financés par la Commission pour la BnUE :
ð     TEL-ME-MOR (rappel TEL = The European Library), en cours, il s’agit d’intégrer les nouveaux pays européens à TEL.
ð     EDL (European Digital Library = EDL) ; le leader est la Deutsche Bibliothek ; il s’agit d’intégrer opérationnellement 9 nouveaux pays (dont la Belgique et le Luxembourg pour l’instant absents) au projet, et de créer un registre européen de métadonnées basé sur l’OAI. Voir site EDL (en anglais); budget 2,1M€ dont subvention UE de 1M€; démarrage septembre 2006 durée 18 mois.
Elle indique les projets déposés pour une demande de financement de la Commission pour la BnUE :
ð     TELPlus, mené par l’Estonian National Library, pour un financement prévu de 7,5M€.
ð     EDLNet, mené par la Bibliothèque des Pays-Bas pour définir la future structure de gouvernance du projet, financement prévu de 1,3M€.
Pour l'instant, je n'ai pas investigué en détail ces quatre projets; toutes contributions sont les bienvenues.

A peu près concomittamment ont été annoncés les membres de la commission tripartite en charge de la gestion de la taxe sur les photocopieurs du CNL permettant de dégager le budget de 10M€ mentionné ci-dessus:
- pour le CNL (Ministère): MM. Yvert, directeur du livre, président du CNL; Wagner, Directeur adjoint du livre; Silicani, conseiller d'Etat; Hébert, président de la Cité des Sciences.
- pour les Editeurs: MM. Eyrolles, Président du SNE; Kouck, PDG d'Editis; Nourry, PDG d'Hachette Livres.
- pour la BnF: Mmes. Saal, directrice générale; Sanson, directrice des collections; Lupovici, chef de projet Europeana.
Partager cet article
Repost0
13 décembre 2006 3 13 /12 /décembre /2006 12:43

La Bibliothèque municipale de Lyon, une des plus importantes de France a annoncé son intention de créer sa propre bibliothèque numérique avec 500 000 ouvrages (annonce du 20 novembre 2006)

Les chiffres avancés, si la presse les retranscrit bien, apparaissent trop élevés et font craindre pour la bonne gestion de l'argent public: 60 millions d'euros pour 500 000 documents, à environ 300 pages par document, cela fait 40 centimes d'euros par page, ce qui est beaucoup comparé au 10 centimes annoncés par Google et aux 9 centimes annoncés par J.N. Jeanneney au colloque du 7 décembre.


A ce propos l'étude faite par IBM pour la BnF, donnant ce chiffre de 9 centimes d'euros, devrait être disponible pour tous comme l'a annoncé M. Jeanneney.

Espérons enfin que, dans les annonces des autres bibliothèques type BM Lyon, il n'y aura pas de doublons de numérisation (c'est à dire les mêmes ouvrages numérisés deux fois!) avec Gallica, encore une fois pour la bonne gestion de l'argent public!

Partager cet article
Repost0

Présentation

  • : Humanités numériques, édition scientifique, diffusion numérique de la connaissance, Enseignement supérieur et recherche (auteur Alexandre Moatti) = ISSN 2554-1137
  • : Discussions sur le projet de Bibliothèque numérique européenne, sur les bibliothèques numériques en général; sur l'édition scientifique papier & en ligne.
  • Contact

Avant-propos

Ce blog est créé à la rentrée scolaire 2006 pour suivre les sujets suivants:
# Bibliothèque numérique européenne (BNUE), et bibliothèques numériques en général.
# Edition et revues scientifiques.
# Culture scientifique.

Alexandre Moatti
 
Secrétaire général du comité de pilotage BNUE août 2005- août 2006
 



Recherche

Livre 'Au Pays de Numérix' (2015)

 

Couverture.jpg