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21 juin 2009 7 21 /06 /juin /2009 09:58
Un message d'humeur que je ne mets pas sur le blog de l'honorable société savante que je préside, la SABIX (Société des Amis de la Bibliothèque et de l'histoire de l'École polytechnique) — et qui d'ailleurs a plus trait au sujet du présent blog.

Cette société savante publie depuis sa création en 1986 un bulletin bisannuel offert aux membres et vendu 15€ à l'extérieur. Or, nous avons eu il y a quelques mois la surprise de voir nos articles distribués par l'INIST (Institut national pour l'information scientifique et technique), sorte d'entité interne au CNRS assez autonome et aux missions pas toujours bien définies par la tutelle (voir rapport Salençon-Moatti mai 2008 sur l'IST).

Voici comment cette distribution se passe. L'INIST demande à l'éditeur de la revue un abonnement gratuit. Puis il décortique chaque numéro et met chacun des articles en vente, avec une description sommaire (exemple pour un article de 1999 consacré au polytechnicien Paulin Talabot) (voir aussi la liste de tous les articles SABIX disponibles sur INIST, moteur Google interne au site INIST). Voici ce que cela donne (on remarquera à gauche les annonces Google "ciblées", sur un site public dépendant du CNRS) :


Ensuite, l'article est vendu par l'INIST à l'internaute au prix de 15 euros suivant barême ci-dessous (10,60€ pour l'article, 1,60€ pour "droit de copie", plus la TVA) :


Donc l'INIST vend au prix de 14,6€ un article (au même prix où sur notre site on peut se procurer le magazine entier) - et bien évidemment l'éditeur ne touche rien de cette somme.
Certes cela concourt (?) à la diffusion du texte, mais c'est, je trouve, une façon particulière de voir le droit d'auteur ou d'éditeur de la part d'un organisme, qu'il soit public ou non. Je serais heureux de vos réactions en commentaires ci-dessous, notamment si en tant qu'éditeur de revue vous avez déjà été confronté à cette situation.
A signaler que le site chapitre.com reprenait les mêmes notices de l'INIST au même prix (suite à un accord passé entre INIST et chapitre.com), mais ceci semble avoir disparu, en tout cas pour la revue évoquée ici.

Ajoût du 27 juin :

Je suis allé sur la page de recherche "droits de copie" du site CFC (Centre français de la Copie) et n'ai pas trouvé ma revue, ni par son titre ni pas son n° ISSN (09893059), malgré ses 22 ans d'existence et le fait qu'elle est donc copiée (puisque distribuée par l'INIST). Ce process peut donc se mettre en place sans que l'éditeur soit informé, même longtemps après.
Voir aussi mon billet suivant dans cette affaire, juin 2011

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18 mars 2009 3 18 /03 /mars /2009 16:25

Je souhaite partager avec mes lecteurs certains éléments économiques de mon statut d’auteur (deux livres éditions Odile Jacob, avril 2006 et octobre 2007), notamment en regard de la « rémunération pour copie privée numérique du livre » (application de la loi du 17 juin 2001).
Car, pour la première fois, je viens de recevoir un chèque de 37,82€ sur le sujet, couvrant la période du 1er septembre 2003 au 31 décembre 2007 (soit vingt mois en ce qui me concerne ; ce qui fait une somme annuelle pour moi de 22,7€ !). Entendons-nous bien, je ne suis pas en train de dire que je devrais toucher plus, mais bien au contraire que cette « taxe » me semble avoir un intérêt limité, servant surtout à faire vivre un circuit administratif.

La taxe est prélevée à l’achat de tous CD, clefs USB,…quand vous achetez un tel appareil « numérique », vous payez cette taxe. Le lien entre le livre et la clef USB ou le CD-R est ténu. Il existe peu de livres dans la production littéraire courante qui ont l’honneur d’être en partie scannés par des particuliers et mis sur leurs clefs USB. Après renseignements pris à la SOFIA, il pourrait s’agir d’extraits de manuels scolaires distribués numériquement en classe, ou de recettes de cuisine extraites de guides pratiques partagées dans des associations. Toujours selon la SOFIA, la taxe avait été votée en 2001 pour les auteurs de musique et de cinéma (piratage), et par souci d’équité étendue aux écrivains. Toujours-est –il que le bien-fondé de cette taxe pour les auteurs de l’écrit ne me paraît pas évidente, et je trouve le circuit lourd pour pas grand’chose.
Le total sur la période 2003-2007 (voir tableau Sofia, PDF mis en ligne par moi) est de 577 000 euros, déduction faite d’un prélèvement de 25% affectés « à la création et aux actions de formation », et de 12% de frais de gestion de la Sofia. Si l’on reconstitue le montant, c’est donc une taxe  de 875 000 euros payée par le consommateur de CD et clefs USB  (dont 78 000 euros vont à la Sofia et  123 000 euros à la création). 

La répartition aux auteurs se fait comme suit :

    • 2) une part variable par ouvrage : pour ma part un livre dans la catégorie ci-dessus + un livre dans la catégorie sciences, soit 5,20 + 2,94. Total fixe + variable 41,03 euros moins les charges sociales, résultat 37,82 euros.

On notera que la répartition entre auteurs se fait uniquement suivant rubriques Médiamétrie (on considère que 9,3% des livres achetés en général sont des livres Sciences-techniques-médecine) et  au nombre de livres écrits. Aucune rémunération n’est liée à la diffusion effective du livre.


Actualisation du billet à novembre 2009
Reçu ces jours-ci le même tableau pour 2008. Le montant total se monte à 480 311 euros pour un an (il augmente donc sensiblement par rapport au montant de 577 000 euros qui couvrait 2003-2007).


(voir aussi mon billet ultérieur [nov. 2009] sur le droit de prêt en bibliothèque)

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28 février 2009 6 28 /02 /février /2009 10:25
La Bibliothèque royale de Belgique vient d'ouvrir sa bibliothèque numérique. C'est une bibliothèque tous documents (journaux, imprimés, cartes, dessins, médailles...). Elle semble compter à l'ouverture un nombre limité de documents : 2900 pour le XIX°s, 145 pour le XX°s, 320 pour le XVIII°s, etc.

Le mieux pour explorer les bibliothèques avec peu de documents (en effet on ne sait pas qui chercher, des recherches de type "Proust" ou "Poincaré" ne donnent aucun résultat) est d'aller sur la page "recherche avancée" et de cocher une des cases. A cet ednroit-là, on trouve principalement des médailles et des cartes, (1500 cartes et 3500 médailles d'après le compteur), très peu d'imprimés (120 donne la recherche).

Les visualisations sont très diverses : directes pour les médailles, dans une visionneuse après un click sur une URL donnée pour les cartes (exemple); pour les imprimés, ceci paraît plus compliqué, il semblerait que l'on soit renvoyé vers des sites externes en frame dans le site KBR - et l'accès au document est problématique. Essayez (cocher "imprimés" à droite), vous aurez peut-être plus de chance que moi, n'hésitez pas à mettre vos conclusions en commentaires.


Les conditions de droits sont intéressantes, on trouve le paragraphe suivant : "La reproduction des documents mis à disposition dans ‘Belgica’ est autorisée à des fins de recherche, d'enseignement ou à usage privé, sous quelle que forme que ce soit, à l’exception de la publication sur internet." Ceci signifie qu'un document ne peut être mis sur Internet même si le site est à usage pédagogique.

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17 février 2009 2 17 /02 /février /2009 16:48

A l'occasion de la mise en ligne récente sur BibNum du texte de Lambert (1761) sur l'irrationalité de Π (et de son analyse par Alain Juhel), nous portons à votre connaissance l'existence de la bibliothèque numérique de l'Académie des sciences de Berlin.

Vous pouvez vous rendre sur la page de présentation des ouvrages numérisés, et trouverez de nombreux périodiques en français, de 1745 à 1804, dont "Histoire de l'Académie Royale des Sciences et des Belles-Lettres de Berlin".

Saluons ainsi l'amorce d'une bibliothèque numérique scientifique européenne... sachant qu'à cette époque la langue de la science était plutôt le français, voire encore le latin !

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10 décembre 2008 3 10 /12 /décembre /2008 10:22

Difficile de faire entendre sa voix, sa voie, dans le concert de louanges autour d'Europeana. Le plus décalé - compte tenu du fait qu'on ne pouvait voir le site - était la gargarisation autour du nom Europeana, qui aurait été donné par la France en remplacement de TEL The European Library, nom anglo-saxon, horresco referens ! (ce commentaire était d'ailleurs erronné puisque TEL existe toujours, allez comprendre, c'est un site que vous pouvez aller voir, qui lui n'est pas saturé)
Difficile en effet d'écrire quoi que ce soit de sérieux quand on n'a pas pu voir le portail Europeana, ce qui est mon cas ! J'ai retenu toutefois, des commentaires de ceux qui l'ont vu (?), que c'était avant tout une médiathèque, peut-être à thèmes, et sans doute un portail... à confirmer le 15 décembre.
Certaines voix se sont levées (je retrouverai les URLs) pour s'étonner que tout benoîtement, on puisse indiquer sur un site public financé à grands frais "Nous serons de retour le 15 décembre", soit 25 jours plus tard...J'ai lu un commentaire selon lequel, dans un cas pareil, toute l'équipe de développement et les sous-traitants étaient remerciés sur-le-champ. Rendons grâce à l'INA et à l'IGN, lors du lancement respectif de leurs super-sites (Vidéothèque et Géoportail), d'avoir, même s'ils croulaient sous les connexions, tout fait pour rétablir le service 3-4 jours plus tard... Il n'y pas eu cette vélléité semble-til chez Europeana.
François Lambel dans Le Monde Informatique a eu le 27 novembre des mots justes sous le titre "Dissection d'une coquille vide fermée pour travaux" - égratignant au passage Le Monde (mais ces journaux ne sont pas dans le même groupe) qui qualifiait Europeana de "point d'orgue culturel de la présidence française de l'Union européenne" ! Il pose une vraie question : qui fera les comptes pour le contribuable européen ? Dans l'orbite des médias culturels, néanmoins, aucune voix dissonnante, me semble-t-il, sur le sujet d'Europeana.


En attendant d'affiner mon jugement, je réfléchis actuellement sur deux pistes (et vous pouvez le faire aussi si ce sujet vous intéresse) :
1) la première est de cerner la différence entre Michaël et Europeana : lors du colloque PFUE "Numérisation du patrimoine culturel" au musée du quai Branly les 27 & 28 novembre, auquel j'ai participé en partie, j'ai été frappé de la ressemblance entre ces deux projets : européens, tous documents, portails, multilinguisme... la différence étant que Michaël marche, existe depuis plus longtemps, est moins connu (télécharger la présentation de Michaël lors de ce colloque, 20Mo). Lambel n'a pas tort quand il écrit qu'Europeana est une multitude de projets européens imbriqués. A investiguer. Allez voir Michaël et reparlons-en.


2) une deuxième piste est, pour voir comment tous ces projets évoluent, de créer un marqueur, j'en ai trouvé un, sans doute pas le meilleur. Dans Wikipedia, combien de pages réfèrent-elles à Gallica, à Gallica 2, à Europeana, à Google Books. C'est très sîmple :
- Faire une recherche http://books.google dans la boîte de dialogue "Rechercher" de la page d'accueil Wikipedia. Le résultat est : 10774 résultats.
- Même recherche http://gallica.bnf dans la même boîte de dialogue. Le résultat est : 5918 résultats ; et pour Gallica2, il est : 306 résultats.
Il s'agit là d'une démarche expérimentale, en dehors des discours de circonstance : je ne prétends pas à ce que ce soit la meilleure, ou même qu'elle soit valide. Je tâtonne, comme dans toute démarche scientifique. Votre avis sera précieux (NB: la recherche ci-dessus a été faite le mercredi 10 décembre au soir, son résultat semble être très variable, vous pouvez mettre vos résultats avec cette même recherche en commentaires).

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11 novembre 2008 2 11 /11 /novembre /2008 21:59
Nous avons ouvert le site BibNum " Textes fondateurs de la sciencehttp://bibnum.education.fr , avec pour l'instant une quinzaine de textes commentés.
Il s'agit de textes importants de la science (pour l'instant surtout physique et mathématiques, mais à étendre à biologie, sciences humaines, philosophie,...) commentés et analysés par des scientifiques d'aujourd'hui, afin d'expliquer la démarche de l'auteur, la mise en contexte de sa "découverte" et son actualité dans la science de nos jours ou ses applications.
L'histoire des sciences et des techniques est utile pour l'enseignement de la physique et des mathématiques, pour la compréhension de la science mais aussi de la démarche scientifique.
Par ailleurs, ce type de site peut représenter u
ne forme nouvelle, sinon originale, de communication scientifique, intégrée au développement des bibliothèques numériques et au partage des savoirs sur Internet
.

Vous pouvez aussi proposer des textes à commenter, ou proposer de les commenter vous-même (formulaire de contact).
[voir aussi "Qui sommes-nous?", "FAQ", "Recommandations aux auteurs (PDF)"]

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22 octobre 2008 3 22 /10 /octobre /2008 08:39
J'avais connu le précédent plan gouvernementale RE/SO 2007 ("Pour une république numérique dans la société de l'information"), avec le train de 71 mesures du Comité interministériel pour la société de l'information de juillet 2003 (voir ici ou ). En cette année 2008, c'est l'annonce de France Numérique 2012, avec ses 154 mesures (PDF). Pour ce qui nous intéresse, à savoir les bibliothèques numériques, nous retiendrons l'action n°40, une "passerelle" entre Gallica qui alimente Europeana d'une part, et le Réseau des bibliothèques numériques francophones d'autre part. Souhaitons que l'internaute ait son fil d'Ariane pour s'y retrouver. Extrait du relevé de décisions, mesure n°40 ci-dessous.

Document "France numérique 2012"

La langue française que nous partageons avec de nombreux pays dans le monde constitue un formidable vecteur d’apprentissage et de promotion de nos contenus. Elle est aussi un vecteur de fertilisation croisée des acteurs francophones agissant dans le domaine de technologies de l’information. Une passerelle francophone pourrait être mise en place pour valoriser notre patrimoine linguistique. Cette passerelle viendrait compléter deux actions déjà engagées par la France, au niveau européen et international : en premier lieu le projet de numérisation Gallica, conçu par la BnF pour contribuer à la bibliothèque numérique européenne Europeana, en second lieu le portail des bibliothèques nationales francophones, piloté par le réseau francophone des bibliothèques nationales numériques et soutenu depuis 2007 par l’Organisation internationale de la Francophonie.

Action n°40 : Mettre en place une “passerelle” francophone agrégateur de contenus en partenariat avec les pays membres de l’Organisation internationale de la Francophonie. Pérenniser le soutien à la politique de numérisation engagée par la BnF en vue de contribuer à la bibliothèque numérique européenne Europeana, ainsi que le portail du réseau francophone des bibliothèques nationales numériques, en promouvoir la visibilité et l’accessibilité, dans un souci d’ouverture et dans le respect du droit d’auteur.

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24 septembre 2008 3 24 /09 /septembre /2008 07:43
Dans le cadre du projet BibNum, j'ai été amené à connaître (grâce au mathématicien Michel Waldschmidt) une nouvelle bibliothèque numérique avec textes scientifiques francophones. C'est celle de l'Université du Michigan.

Rechercher par exemple un texte de Charles Hermite à l'Académie des sciences en 1873 : ici.

Intéressant aussi, le mode texte est publié (les PDF ne sont pas cherchables, mais les fichiers texte le sont sans doute), avec ses inévitables erreurs d'OCR, mais somme toute assez convenable pour le texte (évidemment il ne faut pas chercher à comprendre les formules mathématiques sur le fichier texte).

On savait que l'Université de Michigan était pionnière dans les bibliothèques numériques (cf. mon rapport BnUE, première à avoir signé avec Google, première à faire un serveur OAI,...), le développement de cette bibliothèque numérique scientifique montre qu'un organisme d'enseignement supérieur peut, en parallèle aux projets mondiaux ou européens, développer avec sa succès sa propore bibliothèque numérique.


The University of Michigan Historical Mathematics Collection (page de recherche)

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21 juillet 2008 1 21 /07 /juillet /2008 14:22
J'ai remis en juin, à titre professionnel, un rapport "Information scientifique et technique" au ministère de l'enseignement supérieur et de la recherche (au directeur de la recherche et de l'innovation, et au directeur de l'enseignement supérieur). Vous trouverez ce rapport en ligne sur le site du Ministère ; ce rapport est le fruit de cinq mois de travail d'un comité présidé par Jean Salençon, Vice-président de l'Académie des sciences.
Vous pouvez mettre vos commentaires sur le présent blog à propos des sujets complexes de l'édition scientifique et des archives en ligne qui sont évoqués dans ce rapport.

(voir le colloque du CEA des lundi 29 et 30 septembre 2008 à l'Ecole polytechnique "Visibilité de la recherche, de la publication aux partenariats" ; j'y interviens le lundi 29 matin pour présenter le rapport)

(22 novembre 2008 : lire la dépêche GFII Groupement français de l'industrie de l'information signalant que la Loi de Finances 2009 reprend les conclusions du rapport)

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25 juin 2008 3 25 /06 /juin /2008 11:30

La prestigieuse Smithsonian Institution de Washington, D.C. a annoncé le 18 juin avoir mis en accès et usage libres sur la phototèque Flickr environ 800 images de ses collections, provenant de sept de ses musées et centres d'archives (National Museum of the American Indian, National Postal Museum, Anacostia Community Museum, Archives of American Art, Smithsonian Institution Archives, Center for Folklife and Cultural Heritage, and Smithsonian Institution Libraries).
Lire le
communiqué de la Smithsonian ; Voir la collection sur Flickr (voir aussi la page Library of Congress consacrée à cela)

Certes, ce ne sont que 800 images sur les 13 millions que possède la Smithsonian, mais le fait mérite d'être noté ; on trouvera notamment de très intéressantes photos de scientifiques du XX° siècle comme Einstein, Bohr ou Marie Curie.
Indien Powoww, collection Smithsonian, Anacostia museumCeci nous interpelle quant à nos institutions françaises, qu'elles soient culturelles ou scientifiques : à l'heure actuelle, elles sont assez frileuses. Un groupe de travail se réunit sous l'égide de B. Ory-Lavollée au ministère de la Culture, certaines choses semblent avancer au moins dans la discussion (à vérifier dans l'action), mais la pierre d'achoppement est la réutilisation libre des images dans un usage commercial ; pourtant c'est la caractéristique et la politique des sites comme Flickr ou Wikipedia de proposer une iconographie totalement libre, y compris pour des usages commerciaux.

Les institutions américaines - Smithsonian par exemple, ou Library of Congress, ou NASA dont toutes les images sont en libres accès et utilisation - semblent avoir misé sur le fait que cette ouverture contribue à leur rayonnement. Il n'en est pas de même en France ou en Europe : ainsi la photographie de la page consacrée à C.de Gaulle sur Wikipedia francophone ( !) provient de la Library of Congress, celle sur la page de N.Sarkozy a été prise par un photographe allemand à Aix-la-Chapelle en 2008. Les photos officielles de présidents, ministres, bien que payées sur fonds publics, ne sont pas libres de droit...

Avant les institutions culturelles françaises qui mettront, sans doute, un certain temps à avancer sur le sujet, il serait hautement souhaitable de sensibliser et mobiliser nos institutions scientifiques et mémorielles (histoire) sur l'ouverture de leur iconographie vers le public le plus large possible, au bénéfice, aussi, de leur rayonnement international.

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Présentation

  • : Humanités numériques, édition scientifique, diffusion numérique de la connaissance, Enseignement supérieur et recherche (auteur Alexandre Moatti) = ISSN 2554-1137
  • : Discussions sur le projet de Bibliothèque numérique européenne, sur les bibliothèques numériques en général; sur l'édition scientifique papier & en ligne.
  • Contact

Avant-propos

Ce blog est créé à la rentrée scolaire 2006 pour suivre les sujets suivants:
# Bibliothèque numérique européenne (BNUE), et bibliothèques numériques en général.
# Edition et revues scientifiques.
# Culture scientifique.

Alexandre Moatti
 
Secrétaire général du comité de pilotage BNUE août 2005- août 2006
 



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Livre 'Au Pays de Numérix' (2015)

 

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