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8 juin 2008 7 08 /06 /juin /2008 20:24

Nous portons à votre connaissance le projet " Textes fondateurs de la science ", dont une première maquette se trouve à http://bibnum.cerimes.fr et dont l’explication se trouve ici.

Nous cherchons des auteurs susceptibles de nous proposer un texte scientifique important, qui seraient intéressés à analyser ce texte en 4 -5 pages, afin d’expliquer la démarche de l’auteur, la replacer dans son contexte historique, et le cas échéant la portée de ce texte dans la science d’aujourd’hui. Vous trouverez des exemples de tels textes commentés dans la maquette (cliquer onglet " analyse ").

L’objet est de constituer une bibliothèque numérique scientifique, dont les textes d’origine et les analyses soient accessibles au public le plus large possible. Les textes d’origine doivent être du domaine public, c’est à dire jusqu’à 1930 environ. Ce projet est mené par le CERIMES (Centre de ressources et d'information multimedia pour l'enseignement supérieur) dans le cadre de science.gouv.fr et est soutenu par le ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche (à cet égard nous devrions disposer d’ici fin juillet de la structure définitive du site, qui n’est actuellement qu’une maquette avec certaines imperfections). La maquette comprend pour l'instant des textes de mathématiques et de physique, mais nous sommes ouverts à d'autres disciplines (chimie, sciences de la vie notamment).

Nous suggérons aussi que vous puissiez faire passer ce message à des scientifiques de votre connaissance, susceptibles d’être intéressés.

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6 mai 2008 2 06 /05 /mai /2008 12:06
Je participe vendredi 9 mai à un colloque organisé par l'Alliance Française à Bologne, intitulé "Multiculturalità e plurilinguismo in Europa : percorsi alla francese?". En fait de "parcours à la française", je tâcherai de montrer, comme à l'ENSSIB à Lyon en janvier, comment le beau projet de BNuE prend du retard par rapport à un projet comme Google Books, plus fonctionnel. Abstract de la conférence :

Trois ans après l'annonce de la bibliothèque numérique Google Books (décembre 2004) l'heure est venue d'un premier bilan. L'idée de la Bibliothèque numérique européenne (mai 2005), après avoir soulevé beaucoup d'espoir, suscite à présent beaucoup d'interrogations : projet trop centralisé, avancement lent, faible notoriété, cibles peu définies. Vers quel site de bibliothèque numérique iront spontanément les internautes dans trois à cinq ans ? L'orateur propose un autre "percorso alla francese ", celui d'une bibliothèque numérique francophone des savoirs.

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23 février 2008 6 23 /02 /février /2008 14:03
Terminons (provisoirement) ce tour d’horizon par l’annonce récente de la nouvelle maquette Europeana (pour ceux qui n'arrivent pas à suivre :)-  Europeana, c’est le nom donné par J.N. Jeanneney à une première maquette qu’on ne trouve plus, le nom  a été repris par TEL The European Library ; l’ossature de la première maquette a été reprise dans Gallica2). Donc deuxième maquette Europeana, avant la maquette « Ville » à venir en octobre 2008 sous présidence française de l’Union (on s'y perd dans toutes ces maquettes). Jetons un coup d’œil à cette maquette : le tableau « Les lacets » de Van Gogh. Bon, pourquoi pas ? Et surtout un site où la seule chose qui attire l’attention est la possibilité de gagner un Iphone ! Tiens je croyais qu’il ne devait pas y avoir de publicité sur BnuE / TEL , c’était même un des arguments majeurs du projet ?Maquette2.JPG

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23 février 2008 6 23 /02 /février /2008 13:44
J’ai participé le 16 janvier à une table ronde sur les bibliothèques numériques organisée par l’ENSSIB Lyon (Nicolas Morin), avec le directeur informatique de la BnF, le directeur de la BM de Lyon, le directeur de la bibliothèque cantonale de Vaud. J’ai aussi assisté avec intérêt, le 8 février, à une conférence sur le numérique donnée par le président de la BnF à l’ENS.

Au cours de cette dernière, j’ai appris que le transfert Gallica vers Gallica2 va se faire par étapes : la presse en juillet 2008, l’intégralité de Gallica avant la fin de l’année (c’est pourquoi la poursuite de la numérisation en mode image seul (et non en mode image + texte) pour nourrir Gallica est incompréhensible, cf. post précédent). J’ai interrogé B. Racine sur le mille-feuilles des projets Gallica, Gallica2, Europeana, TEL, RBNF réseau de bibliothèques numériques francophones, maquette avec le SNE syndicat national de l’édition, maquette « Ville européenne » pour l’automne 2008,…, qui me paraît contraster avec la simplicité du message de Google Books (au moins pour le programme bibliothèques), sa facilité d’utilisation, et son état d’avancement.

Concernant ces derniers, j’ai montré quelques copies d’écran aux étudiants de l’ENSSIB . Sur l’histoire des sciences qui m’est chère, j’ai comparé divers résultats sur une recherche qui m’était nécessaire : « Coriolis, effet des machines » (il s’agit de l’œuvre majeure de cet auteur, où il définit en physique la notion de travail).
Ma première recherche était sur Google (pas Google Books), la référence Google Books avec l’œuvre que je cherchais était en premier. J’ai apprécié.Recherche-Coriolis-Google-2.JPG
Ma seconde recherche était dans Google Books, j’ai trouvé bien sûr le livre, et un certain nombre d’autres y faisant référence. La recherche d'occurrence de mots dans Google Books est aussi  fort utile.Recherche-Coriolis-Google-Books.JPG
Concernant Gallica2, le livre y est, mais pas en mode texte (curieux).
Concernant TEL, la surprise fut grande : pour une œuvre scientifique française majeure, je ne trouve même pas le lien Gallica, je ne trouve qu’une fiche du catalogue de la British Library !Recherche-Coriolis-TEL.JPG
Où veux-je en venir ? ces écrans illustrent la question que je posais : d’un côté la possibilité pour l’internaute de base de trouver en premier résultat de sa recherche Google (et même pas Google Books) l’imprimé numérisé qu’il cherche – de l’autre des sites dont il ne connaît pas nécessairement l’adresse et qui n’indexent pas l’ouvrage qu’il cherche : où retournera l’internaute ? N'avait-on pas une autre ambition avec le projet BNuE ?

Un autre point m’a frappé dans les interventions des orateurs à l’ENSSIB: sans nous concerter, chacun de nous a remarqué qu’était numérisé sur Google Books un des « trésors » de sa bibliothèque : une édition lyonnaise du Gargantua pour la BM Lyon, cours de l’Ecole polytechnique du XIX° s en ce qui me concerne,… ; en fait, le patrimoine des bibliothèques américaines en cours de numérisation par Google, c’est le patrimoine européen !

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20 février 2008 3 20 /02 /février /2008 15:41
Les Dossiers de l'Observatoire des médias (édités par l'INA Institut national de l'audiovisuel) sont  à présent une revue en ligne. Leur édition de février est consacrée au thème "Patrimoine numérique : mémoire virtuelle, mémoire commune ?".
Vous y trouverez un certain nombre d'articles; j'y ai moi-même écrit un article intitulé "Internet et l’accès à la connaissance : quel rôle pour les pouvoirs publics ?". Le titre n'en est peut-être pas le meilleur, je souhaite en citer deux extraits.

Je rappelle en première partie l'importance de Wikipedia dans l'accès à la connaissance sur Internet, car  ce sujet est trop rarement mis en valeur dans la sphère publique (dont l'INA ou la BnF font partie, entre autres):

Prenons l’exemple du site, parfois décrié, symbole de ces nouveaux usages du Web, l’encyclopédie en ligne Wikipedia. C’est le site d’accès au savoir le plus visité au monde : en France, il rassemble environ 8 millions de visiteurs par mois, ce qui le place en dixième position, et bien évidemment premier site d’accès à la connaissance. Ce site a pourtant, dans la sphère publique française, « mauvaise presse », au sens propre du terme : et ce, alors qu’une grande majorité des journalistes, auteurs, et aussi professeurs, étudiants et élèves l’utilisent quotidiennement pour vérifier une date, un fait, voire y contribuent.

J'en profite pour informer les lecteurs du blog, par souci de transparence, que je suis devenu depuis ce week-end membre du conseil d'administration de l'association Wikimedia France : c'est pour moi un engagement citoyen important qui correspond à mes centres d'intérêt et à ma volonté d'action. L'association Wikimedia, ce sont des citoyens qui s'engagent pour faire fonctionner les différents projets, dont Wikipedia.
Wikimedia.JPG

Dans la deuxième partie, je reviens sur le caractère centralisé et peu lisible (avec le mille-feuilles des différents projets Gallica, Gallica2, Europeana, TEL, BNuE,...) des initiatives publiques françaises ou européennes, faisant contraste avec la simplicité et la lisibilité pour les internautes de projets comme Google Books ou Wikipedia. Je conclus l'article ainsi :

Une telle approche fédératrice, de type « bottom-up » dirait-on dans le monde de l’entreprise, s’oppose – au moins partiellement – à l’approche centralisatrice et venant d’en haut, de type « top-down » pour reprendre le même langage, qui imprègne au niveau de nos institutions nationales ou européennes la communication et l’action autour des grands projets numériques. Elle est pourtant plus en phase avec les usages actuels de l’Internet et avec l’histoire de leurs développements : c’est une prise en compte de cette approche qui pourrait fort utilement inspirer l’action de la sphère publique à terme.

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19 février 2008 2 19 /02 /février /2008 15:03
Incroyable mais vrai : on continue à numériser en mode image (image seulement) sur Gallica !  Deux ans après la remise du rapport BNuE qui avait décillé les yeux des responsables de la BnF  d'alors sur l'utilité du mode  texte (recherche des occurrences, indexation par les moteurs de recherche,...) associé au mode image, alors qu'en conséquence des fonds publics importants sont consacrés depuis à la "rétronumérisation de Gallica" (c'est à dire le passage en mode texte des documents numérisés en mode image), alors que les nouveaux marchés de numérisation (100 000 documents /an financés par la taxe CNL sur les photocopieurs/numériseurs) se font en mode texte/image, alors que Gallica2 a été ouvert qui devrait absorber Gallica fin 2008, eh bien il y a toujours dans un coin une dépense publique dont le robinet reste ouvert, la NUMERISATION EN PDF IMAGE, malgré tout cela !

Pour vous en convaincre allez voir la page "Liste des derniers documents numérisés" : même si vous n'arrivez pas à vous connecter à tous les documents (Gallica est de plus en plus laborieux en ce moment), vous arriverez à vérifier sur un document PDF que vous réussirez à ouvrir que c'est bien de la numérisation en mode image ! J'espère me tromper mais je crois que non !

C'est à dire qu'on dépense aujourd'hui pour de la numérisation en mode image, alors que tous les contenus devront être "rétroconvertis" en mode texte, dans une seconde passe, plus chère paraît-il que la numérisation texte et image combinés !
NumImage2008.JPG

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15 janvier 2008 2 15 /01 /janvier /2008 13:28
Le terme « bibliothèque numérique » semble connaître un vif succès, en tout cas être utilisé à toutes les sauces. Dernière en date, la « bibliothèque numérique familiale » qu’Orange a présentée en décembre dernier :


Faisons un peu de sémantique.
D’abord ces termes de « bibliothèque numérique familiale », ou « bibliothèque numérique pour la famille » sont la laborieuse traduction par la presse du nom du boîtier, Home Library. Donc voilà à quoi ressemble une bibliothèque vue par Orange, c’est hard comme du hardware :
orange-home-library-1.jpgVous l’avez lu dans les communiqués,

"Il devient ainsi possible d'enregistrer et de stocker des programmes, des films, des photos, des musiques ou des jeux dans un disque dur externe connecté à la Liveboxet qui centralise tous les contenus numériques de la famille dans ce boîtier."

Donc cette bibliothèque numérique contient pratiquement tout, sauf des livres ! Tant mieux, il resteront dans les bibliothèques meubles familiaux… N’est-ce pas toutefois une dérive inquiétante du mot « bibliothèque » que nous propose ainsi Orange ? une bibliothèque boîtier informatique, une bibliothèque sans livres ?

La restriction de bibliothèque "familiale" est elle aussi intéressante. Jusqu’à présent, une bibliothèque, c’est un lieu physique, ou un site Internet, où les livres forment un patrimoine universel, accessible à tous. Ici, c’est une "bibliothèque" d’interêt très local, non universel, accessible au noyau familial… Non, franchement, il y a(vait) la bibliothèque (celle du quartier, ou le meuble familial), il y a la bibliothèque numérique (celle des sites Internet mettant en ligne le patrimoine numérisé) : avec la Home Library, c’est une rencontre du troisième type…

Que vous inspire cela ?


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3 janvier 2008 4 03 /01 /janvier /2008 12:44
Je valide l’inscription de ce blog au service Paperblog sous le pseudo alexm.
Paperblog.JPG

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26 décembre 2007 3 26 /12 /décembre /2007 15:27
J'ai cherché à en savoir un peu plus sur le sujet ci-dessus : la BnF a fait paraître le 17 décembre dernier un communiqué (PDF) disant que la Commission européenne "s'est félicitée" de la création de la Fondation ; ce communiqué a été repris par Newspress comme venant de la BnF, ici (HTML). Mais, comme c'est souvent le cas, aucune trace d'un communiqué de presse émanant de la Commission elle-même : sur la page principale "presse" consacrée à la BNuE, il n'est pas fait mention de cette fondation. Si quelqu'un trouve le communiqué original, ou des éléments émanant de la commission sur ce sujet, qu'il n'hésite pas à laisser cela en commentaire !

Plus intéressant, on apprend dans le communiqué que cette Fondation a choisi un premier thème (notamment pour la maquette BNuE qui sera présentée en octobre 2008 pendant la présidence française de l'Union européenne). Il s'agit de "la Ville". On peut lire dans le communiqué :
La Ville est un thème fédérateur au niveau européen, qui sera abordé selon plusieurs perspectives. Parmi les pistes envisagées :
- villes du futur/ villes du passé
- migrations et diaspora
- commerce et industries
- design et styles de vie urbains
- la peste et le choléra : la santé dans la ville
- archéologie et architecture
- utopies et villes imaginaires
- émeutes et troubles
- palais et pouvoirs politiques
Le projet de bibliothèque numérique vise à rassembler des contenus numérisés des archives, bibliothèques, musées et collections audiovisuelles en Europe. Des cartes, des photos, des enregistrements sonores, des films, des livres, des documents d'archives et des oeuvres d'art permettront ainsi d'explorer deux millénaires d'interconnections entre les villes européennes.
Je ne suis pas persuadé qu'une approche thématique (ex. la Ville) aide à la lisibilité du projet, et surtout corresponde aux objectifs initiaux. J'ai l'impression qu'on est en train de se faire un peu plaisir avec de très beaux sites thématiques, mais qui n'ont pas grand chose à voir avec une bibliothèque numérique. Qu'en pensez-vous ?

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11 novembre 2007 7 11 /11 /novembre /2007 12:05
A titre de bases documentaires, j'ai retrouvé trace sur Internet de divers rapports ayant trait à l'information scientifique et technique (IST):

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Présentation

  • : Humanités numériques, édition scientifique, diffusion numérique de la connaissance, Enseignement supérieur et recherche (auteur Alexandre Moatti) = ISSN 2554-1137
  • : Discussions sur le projet de Bibliothèque numérique européenne, sur les bibliothèques numériques en général; sur l'édition scientifique papier & en ligne.
  • Contact

Avant-propos

Ce blog est créé à la rentrée scolaire 2006 pour suivre les sujets suivants:
# Bibliothèque numérique européenne (BNUE), et bibliothèques numériques en général.
# Edition et revues scientifiques.
# Culture scientifique.

Alexandre Moatti
 
Secrétaire général du comité de pilotage BNUE août 2005- août 2006
 



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Livre 'Au Pays de Numérix' (2015)

 

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