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23 février 2015 1 23 /02 /février /2015 10:17

Tiré des Papiers de Jeffrey Aspern (1888) d'Henry James (1843-1916) [éd. fcse Stock  p.12], cette phrase, qu'on pourra mettre en relation avec le sujet de l'anonymat à l'époque d'Internet — est-il possible de rester anonyme à notre époque ?, mais, aussi, en 1888, à propos d'une vieille Américaine résidant à Venise :

 

[...] nous expliquâmes tout par le fait qu'elle s'était tenue tellement tranquille [...] Mais c'était une révélation pour nous que l'effacement, à un tel degré, eût été possible dans la dernière moitié du XIXe siècle — dans le siècle du journalisme, du télégraphe, des photographes et des interviewers.

 

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12 janvier 2015 1 12 /01 /janvier /2015 10:26

En janvier 1981, quelques mois avant les élections présidentielles, Coluche étant ou disant qu'il était candidat, les élèves de la promotion 79 l'avaient invité avec Cabu à venir sur le plateau de Palaiseau à l'X. Je ne sais pas ce qu'il en est resté dans le souvenir des élèves (et des enseignants qui n'avaient pas raté cela), mais il en est resté au moins une chose : cette planche de dessins de Cabu croquant l'X, l'Armée et Coluche. C'est une forme de patrimoine (donc ayant vocation à être sur ce blog), en tout cas c'est un hommage qui est rendu ici à Cabu (et à Coluche).

 

(merci à Hervé Passot de nous avoir rappelé cet événement) (cliquer sur l'image pour lire les détails).

 

CabuX

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2 juillet 2014 3 02 /07 /juillet /2014 17:49

Relisons, les classiques. Après Chateaubriand, Stendhal (qui n'aimait pas beaucoup le vicomte, semble-t-il). En 1825 (in Courrier Anglais), il crée son propre mot : le puff, puffer. Parmi les quelques occurrences Gallica :

Puffer-1.png

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Puffer-2.png

 

Henri Martineau (1882-1958), le maître stendhalien, nous donne l'explication de ce mot chez Stendhal dans une édition (Le Divan 1933) des Mélanges de Littérature, avec des exemples chez d'autres écrivains : « Vanter à toute outrance et prôner sur Internet dans les journaux avec effronterie. »


Martinon.png

 

Ne ferions-nous que retrouver des phonèmes antérieurs ? L'analogie sémantique entre puff et buzz est criante – et par ailleurs puff vient aussi de l'anglais, comme quasi tous nos termes Internet actuels !

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24 septembre 2013 2 24 /09 /septembre /2013 19:00

« Relire les classiques » : je crée une nouvelle rubrique sur ce blog. Je le fais aussi parce que certains de ces auteurs ont des positions spécifiques vis-à-vis de la connaissance, du savoir, de la science — c'est un de mes sujets de recherche. Mais on peut relire avec plaisir les classiques sans cette intention — j’espère qu’en tout état de cause, vous y prendrez comme moi plaisir.

Commençons par René-François de Chateaubriand (1768-1848), Itinéraire de Paris à Jérusalem (1811), et cette merveilleuse note de bas de page :

NoteGuenee.JPGSource Gallica, édition de 1871, page 241  (l’édition originale ne figure pas sur Gallica, cf. mon billet)

 

La première phrase de cette note reste bien d’actualité ! Mais ce qui transparaît ici est une forme d’opposition aux Lumières que Chateaubriand a marquée sa vie durant. Le romantisme français (dont il est un éminent représentant) est souvent décrit comme un courant anti-Lumières et parfois même contre-révolutionnaire — il exalte les sens contre la raison, exaltée elle par les Lumières et la Révolution.

 

-    Extrait 1 : « car dans ce siècle de lumières l’ignorance est grande » L’auteur écrit en 1811 mais l’Empire c’est encore la suite politique des Lumières et de la Révolution – lumières figure avec un l minuscule, mais c’est bien le courant philosophique des Lumières qui est visé (d’ailleurs quand cette appellation est-elle donnée ? Chateaubriand en est-il un des précurseurs ?)

-   Extrait 2 : « Dieu nous ramène au siècle des pédants ! Trente Vadius… » Le siècle des pédants, c’est évidemment le XVIIe siècle, celui de Molière — Vadius est le collègue de Trissotin dans Les Femmes savantes (1672). Revenir au siècle des pédants, c'est faire comme si celui des Lumières n'avait pas existé.


Un point reste obscur pour moi : entre un érudit pédant du XVIIe siècle, du type Vadius, et un élève-philosophe « en bonnet de docteur », produit des Lumières, la différence semble ténue. Mais peut-être Chateaubriand, avec une pointe d’anti-jeunisme, déplore-t-il là une forme de démocratisation de l’accès au savoir qu’ont apportée les Lumières.

Portrait_of_Francois_Rene_Vicomte_de_Chateaubriand-_1828.jpgUn portrait (moins connu que celui de Girodet 1808) du vicomte de Chateaubriand, par Delaval ca. 1828

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  • : Humanités numériques, édition scientifique, diffusion numérique de la connaissance, Enseignement supérieur et recherche (auteur Alexandre Moatti)
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Ce blog est créé à la rentrée scolaire 2006 pour suivre les sujets suivants:
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Alexandre Moatti
 
Secrétaire général du comité de pilotage BNUE août 2005- août 2006
 



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