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17 octobre 2013 4 17 /10 /octobre /2013 11:14

J'ai été invité par le Consulat général de France au Québec[1] à venir conférer avec des lycéens de Québec le WE du 26-27 octobre au CEGEP Garneau à Québec, dans un atelier sur les pseudosciences. J'en ai profité pour programmer diverses autres conférences (deux séminaires académiques + une conférence grand public) à Montréal.

 

Voici mon programme global:

 

  1. V25 (9h30-11h30) au laboratoire CMO (Communication médiatisée par ordinateur) de l’UQAM, Montréal, «Internet, humanités numériques et diffusion des connaissances » (PDF) (lien) (invitation par Serge Proulx) (en visio avec l'université Laval à Québec)
  2. V25 (12h30-14h00) au laboratoire CIRST (Centre de recherche interuniversitaire sur la science et la technologie) de l’UQAM, Montréal : « L'alterscience : analyse de ses invariants et mise en relation épistémologique » (programme sur le semestre)  (invitation par Yves Gingras)
  3. V25 au soir au D27 midi : Forum international Science & Société, ACFAS (Association francophone pour le savoir), atelier pseudo-sciences, CEGEP Garneau, Québec (QC) (programme) (interview avec le Consulat général, qui a pris l’initiative de m’inviter au Québec)
  4. Ma29 à 19h, conférence grand public avec Cœur des Sciences, UQAM (pavillon Sherbrooke), « Alterscience : anti-science, croyance, radicalisme », (annonce, invitation par Sophie Malavoy, directrice de Cœur des Sciences).

    logo_consultatgenfrance.gif



[1] A/R en avion et trois nuits d'hôtel, forfait de 1000€.

 

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24 septembre 2013 2 24 /09 /septembre /2013 20:00

« Relire les classiques » : je crée une nouvelle rubrique sur ce blog. Je le fais aussi parce que certains de ces auteurs ont des positions spécifiques vis-à-vis de la connaissance, du savoir, de la science — c'est un de mes sujets de recherche. Mais on peut relire avec plaisir les classiques sans cette intention — j’espère qu’en tout état de cause, vous y prendrez comme moi plaisir.

Commençons par René-François de Chateaubriand (1768-1848), Itinéraire de Paris à Jérusalem (1811), et cette merveilleuse note de bas de page :

NoteGuenee.JPGSource Gallica, édition de 1871, page 241  (l’édition originale ne figure pas sur Gallica, cf. mon billet)

 

La première phrase de cette note reste bien d’actualité ! Mais ce qui transparaît ici est une forme d’opposition aux Lumières que Chateaubriand a marquée sa vie durant. Le romantisme français (dont il est un éminent représentant) est souvent décrit comme un courant anti-Lumières et parfois même contre-révolutionnaire — il exalte les sens contre la raison, exaltée elle par les Lumières et la Révolution.

 

-    Extrait 1 : « car dans ce siècle de lumières l’ignorance est grande » L’auteur écrit en 1811 mais l’Empire c’est encore la suite politique des Lumières et de la Révolution – lumières figure avec un l minuscule, mais c’est bien le courant philosophique des Lumières qui est visé (d’ailleurs quand cette appellation est-elle donnée ? Chateaubriand en est-il un des précurseurs ?)

-   Extrait 2 : « Dieu nous ramène au siècle des pédants ! Trente Vadius… » Le siècle des pédants, c’est évidemment le XVIIe siècle, celui de Molière — Vadius est le collègue de Trissotin dans Les Femmes savantes (1672). Revenir au siècle des pédants, c'est faire comme si celui des Lumières n'avait pas existé.


Un point reste obscur pour moi : entre un érudit pédant du XVIIe siècle, du type Vadius, et un élève-philosophe « en bonnet de docteur », produit des Lumières, la différence semble ténue. Mais peut-être Chateaubriand, avec une pointe d’anti-jeunisme, déplore-t-il là une forme de démocratisation de l’accès au savoir qu’ont apportée les Lumières.

Portrait_of_Francois_Rene_Vicomte_de_Chateaubriand-_1828.jpgUn portrait (moins connu que celui de Girodet 1808) du vicomte de Chateaubriand, par Delaval ca. 1828

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14 juin 2013 5 14 /06 /juin /2013 14:48

J'ai participé le mercredi 5 juin à un colloque ISCC (Institut des Sciences de la Communication -CNRS), initulé "Wikipédia, objet scientifique non identifié". J'y ai fait une conférence "Postures d'opposition à Wikipédia en milieu intellectuel et culturel" qu'on trouvera en ligne (slides PDF) (en vidéo). Tous les commentaires sont bienvenus, ci-dessous.

Narcis.jpg

Narcisse se mirant - illustration de la critique de Wikipédia eu nom de "soi" ("ma page Wikipédia est mauvaise donc c'est aussi le cas de Wikipédia")

[Tableau ca. 1810 de Franz Causig (1755-1826), Galerie nationale de Slovénie (WikiCommons)]

Ajoût de juillet 2016 : on trouvera la version de mon article en ligne sur OpenEdition ici (ouvrage collectif Wikipédia, objet scientifique non identifié, dir. L. Barbe, L. Merzeau, V. Schafer, Presses universitaires Paris-Ouest Nanterre, janvier 2015).

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15 mai 2013 3 15 /05 /mai /2013 17:51

J'avais déjà pointé sur ce blog des anomalies sur des livres patrimoniaux sur Gallica.2e épisode. Une recherche que je fais sur Gallica, Mathias Sandorf (Jules Verne, 1885), pour l’édition d’un article sur la cryptographie (figure dans ce roman un bel exemple illustré par Verne de clef par transposition), me donne une foule de résultats mais pas ce que je souhaite, à savoir l’édition originale ou une édition suffisamment ancienne (ce qu’on s’attend à trouver sur Gallica).

Recherche Sandorf-red

Je fais une recherche avancée (Mathias Sandorf [titre] + Jules Verne [auteur]) pour affiner ce résultat fort peu satisfaisant, voici (image ci-dessus). Il existe donc 4 exemplaires numériques de cet ouvrage sur Gallica. Voyons un peu ce qu’il y a, puisqu’il n’y a pas ce que l’on cherche [quand on n’a pas ce que l’on aime, il faut aimer ce que l’on a] :

1)      deux rééditions issues du portail Izibook (2005 et 2008). Qu’il y ait deux éditions 2005 et 2008 ne me chaut guère, je ne vais pas sur Gallica pour connaître l’historique des éditions sur e-book (peut-être dans cent ans, sera-t-il aussi intéressant de connaître les différentes éditions e-book de 2005 et 2008 que les rééditions d’origine de Mathias Sandorf – en tout cas en 2013 ce n’est pas très intéressant). Izibook me renvoie sur Didactibook, où je dois m’inscrire pour télécharger un PDF (grauit, heureusement). Une recherche Google me fait arriver beaucoup plus vite sur un site personnel israélien qui a déjà téléchargé l’e-book et l’a mis en ligne sans inscription. Donc finalement ç’a été plus facile d’y arriver par Google que par Gallica. Sauf que l’édition ancienne sur Gallica, ç’aurait été une forme d’authentification du texte.

2)      Une édition du 14 mars 2013 (chouette, super-récente ) de Biberbook sur portail immateriel.fr. Exactement le même topo que ci-dessus.

3)      Enfin, une édition de la Library of Congress, perdue au milieu de tout cela (programme partenaires BnF): cette fois-ci c’est bien un livre d’époque (1885), mais c’est la traduction en anglais…

Sanford-LOC.jpg

Résumons cette expérience. Sur Gallica, je m’attends à trouver le livre patrimonial d’origine. Je ne le trouve pas. Je trouve trois versions d’e-books récents. Dont deux (2005 et 2008) du même "rééditeur". Les trois versions financées avec le soutien du programme CNL/SNE (taxe copie privée sur les photocopieurs/numériseurs). Quel intérêt à trouver sur Gallica toutes ces versions : Gallica se transforme-t-il en portail de recherche d’e-books émanants du secteur privé ? Et pourquoi le programme CNL/SNE en vient-il, d'ailleurs, à financer plusieurs numérisations/ rééditions d’un même ouvrage ?


CNLSNE.JPG

Merveilles du partenariat privé-public culturel à la française ! J’attends vos réponses et commentaires, notamment de la part de Gallica (je ne demande qu’à m’être trompé, mal avoir compris, pas saisi l’intérêt – convainquez-moi !)

 

Ajoût du 3 septembre 2013

Suite à ce billet de blog, twitté, Gallica a numérisé l'édition princeps de Mathias Sandorf et a bien voulu m'en informer sur Twitter (1er juillet 2013, ci-dessous). Jules & Mathias remercient Gallica, et Twitter.

Sansdorf-Twitter.JPG


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11 mars 2013 1 11 /03 /mars /2013 18:32

(une observation qui sort du domaine des bibiothèques mais se rattache "au" numérique)

 

Canal Plus utilise un logiciel diabolique pour ses publicités en ligne, celles qu'on doit voir avant une vidéo.

 

Dans la plupart des sites affichant des publicités préalables à une vidéo, vous pouvez faire autre chose (aller à un autre onglet, ou à votre logiciel de messagerie – bref vaquer à vos activités numériques). Sauf erreur de ma part, ce n'est pas possible sur Canal Plus (un exemple ici, désolé pour ceux qui sont allergiques au football): dès que vous faites autre chose, le décompte de temps de la publicité s'interrompt. Vous êtes donc quasi obligé de regarder la pub !!!


PubCanal

Sans doute ceci va-t-il se généraliser sur Internet...

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17 janvier 2013 4 17 /01 /janvier /2013 10:02

Le numéro de novembre 2012 des Annales des Mines, Réalités Industrielles est intitulé "Le rôle de l'écrit et ses évolutions". À la demande du coordonnateur du numéro, Loïc Lenoir de La Cochetière, j'y ai écrit un article "Bibliothèque numérique européenne, de l'utopie aux réalités". Cet article reprend, en l'approfondissant, l'article que j'avais fait pour La Jaune et la Rouge en 2009.

 

(lire l'article sur HAL)


Couverture.JPG

J'avais songé au titre plus agressif  "Bibliothèque numérique européenne : autopsie d'un sursaut ", en référence à ce qui avait été présenté à l'origine comme un "Plaidoyer pour un sursaut". C'est bien l'autopsie de ce sursaut, mort (avant d'avoir vécu ?) qu'il convient de faire. Mais le titre pouvant prêter à confusion (certains, non familiers du sujet, et du thème du sursaut qui lui est associé, pensaient que j'allais décrire un quelconque sursaut à venir), je l'ai modifié. Et, après tout, il s'agit bien de "réalités industrielles" (titre de la revue), mais aussi de réalités administratives et, plus surprenant, de réalités culturelles et historiques qui ont fortement relativisé les effets de ce "sursaut", et peut-être même sa pertinence.

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12 janvier 2013 6 12 /01 /janvier /2013 18:09

Travaillant sur des textes scientifiques du XIXe je suis toujours étonné de certaines graphies aujourd'hui inusitées, voire fautives. Certaines me plaisent, je me propose de les recenser ici – si vous en trouvez d'autres, même dans le domaine non scientifique (peu importe), mettez-les en commentaires :

 

deux forces égales entr'elles

(aujourd'hui, cette élision est rare, à ma connaissance incorrecte - je la trouve élégante) (jusque dans les années 1930 semble-t-il, on écrivait entr'acte, entr'ouvrir, s'entr'aider)

 

Poinsot.GIF

Extrait de Louis Poinsot, Eléments de statique (1803)

 

presqu'au degré nécessaire // lorsqu'ensuite la cornue

(chez Lavoisier ; ces élisions elle aussi sont à ma connaissance aujourd'hui incorrectes)

 

très-longtemps, très-long

(l'usage du tiret après très et avant l'adverbe ou l'adjectif est systématique au XIXe, en tout cas dans les textes que j'ai vus) (aussi, Sorel 1905 : contre-maître) 

 

parallélipipède

(chez Fresnel ; au lieu de parallélépipède - encore admis, encore vu dans certains textes actuels, mais très rarement)

 

&c.

(systématique, au lieu de etc. - j'aime beaucoup l'esperluette ainsi utilisée)

 

axiôme

(au lieu d'axiome)

 

momens, instans, élémens ...

(au lieu de moments,...) (le t toujours absent) (au singulier on écrit moment, au pluriel momens)

 

sine quâ non, vice versâ

(avec accent circonflexe sur le a)

 

et, plus ancien (Nicolas Sarrabat, 1735), continuë (pour continue), interrompuë, comme on écrit toujours aiguë (mais aigüe en "orthographe rectifiée" de 1990):
Sarrabat2.jpg 

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12 janvier 2013 6 12 /01 /janvier /2013 12:36

Mon livre Alterscience. Posture, dogmes, idéologies sort jeudi prochain 17 janvier en librairie (330 pages, 23,90€)


CouvertureDef.JPG

En voici le sommaire (PDF) et ci-dessous la 4e de couverture.

 

4°Couverture

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31 décembre 2012 1 31 /12 /décembre /2012 14:13

En France, on commémore à un niveau national, sous l'égide des pouvoirs publics, ministère de la Culture en tête. On se rappelle en 2011 la tempête provoquée par le 50e anniversaire de la mort de Louis-Ferdinand Céline, finalement retiré de la liste (tout tourne au psychodrame dans notre beau pays).  

  bandeau_2012.gif

 

En Allemagne, ne semble pas exister une onction nationale à ces commémorations : ayant édité un article  BibNum sur le centième anniversaire de l'article fondateur de 1912 d'Alfred Wegener sur la dérive des continents, j'ai cherché s'il existait un site "Célébrations nationales" d'un ministère de la Culture allemand. Rien trouvé de tel – d'ailleurs je ne crois pas qu'il existe un tel ministère en Allemagne. Après tout pourquoi pas (ou tant mieux) ?

 

De ce côté du Rhin, on attend donc avec impatience la liste 2013 de ce que nous devrons commémorer. Sauf erreur de ma part, on ne trouve ce jour (31 décembre 2012) sur le site du ministère qu'une "première liste d'anniversaires 2013" (ici), préparée par une Délégation aux commémorations nationales (oui, ça existe) sous l'égide d'un Haut Comité des célébrations nationales (oui, ce hochet existe aussi).

 

Pourquoi cette liste n'est-elle qu'"une première liste", ce qui est quand même dommage au seuil de la nouvelle année ? D'abord parce que, affaire Céline oblige, Chat échaudé craint l'eau froide (au passage : ce proverbe illustre le principe de précaution, il est souvent mal employé, voir ce qu'il recouvre effectivement). Ensuite parce que, bien évidemment, tout ceci va se traduire par une conférence de presse (comme celle du 4 janvier 2012).

 

On attend donc avec impatience la liste 2013. Dans la liste provisoire, la science a fort peu de place: je n'ai trouvé que le bicentenaire de la naissance de Claude Bernard (1813), soit une célébration sur 34...! Curieusement, manque le bicentenaire de la mort du mathématicien Lagrange (1736-1813). En attendant, tournons-nous vers l'étranger, et préparons pour BibNum le 70e anniversaire de la mort du savant Nikola Tesla (10 juillet 1856 - 7 janvier 1943).

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3 novembre 2012 6 03 /11 /novembre /2012 18:27

Je cherchais récemment, à fins d'iconographie, une couverture de la Revue scientifique de la France et de l'étranger, plus connue sous le nom de Revue rose à cause de sa couverture (rien à voir avec le Minitel de la même couleur récemment remis à la mode par le livre Théorie de l'Information d'A. Bellanger, Gallimard).

 

Je voulais, pour illustrer l'article que j'édite, trouver une image montrant une de ses couvertures effectivement rose. Or je m'aperçois que les bibliothèques numériques comme Gallica ou Google Books numérisent en noir et blanc — normal, me direz-vous ! Mais c'est parfois à ce genre de détails qu'on s'aperçoit que les besoins en matière de numérisation peuvent être très divers.

Revue-Rose.GIF

 

Revue rose ou... Revue blanche alors ?

 

PS : au passage, si quelqu'un repère sur Internet (hors bibliothèques numériques précitées) une Revue rose effectivement rose, je suis preneur !

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Présentation

  • : Humanités numériques, édition scientifique, diffusion numérique de la connaissance, Enseignement supérieur et recherche (auteur Alexandre Moatti) = ISSN 2554-1137
  • : Discussions sur le projet de Bibliothèque numérique européenne, sur les bibliothèques numériques en général; sur l'édition scientifique papier & en ligne.
  • Contact

Avant-propos

Ce blog est créé à la rentrée scolaire 2006 pour suivre les sujets suivants:
# Bibliothèque numérique européenne (BNUE), et bibliothèques numériques en général.
# Edition et revues scientifiques.
# Culture scientifique.

Alexandre Moatti
 
Secrétaire général du comité de pilotage BNUE août 2005- août 2006
 



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Livre 'Au Pays de Numérix' (2015)

 

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